La motivation dans les AFEST

La motivation dans les AFEST

Le concept de motivation en latin est « mouvoir » ce qui signifie « déplacer », et dans la philosophie classique et sa partie psychologique et morale traditionnelle, la motivation est définie comme « l’ensemble des considérations alléguées par le sujet comme motifs de ses actes, mais aujourd’hui, dans un sens plus général et plus soucieux d’objectivité, on dira que la motivation est la force qui détermine les actes d’un individu ». Madeleine Grawitz dans son lexique des sciences sociales, « nous définit la motivation comme étant ensemble des déterminants interne de la conduite, facteurs déclenchant les comportements, mécanismes par lesquels on rond compte de l’apparition, la direction, la transmission de l’activité des organismes, ce qui fait agir les individus. » (Madeleine Grawitz 376 pp, 1981).

La motivation est caractérisée en termes « d’état d’activation » pour réagir à une cause à satisfaire. Il existe plusieurs catégories de motivations mais nous nous intéressons en l’occurrence à la motivation dite cognitive (la curiosité). Elle consiste à générer chez le sujet l’envie, le désir d’apprendre, à capter son attention, à l’intéresser. Tout au long d’une séance, la motivation des sujets endosse une grande valeur, en ce sens qu’elle place l’apprenant dans une situation qui le conduit à s’intéresser aux divers aspects de la notion qui doit être évoquée.

Les différentes études sur la motivation à assimiler en situation de formation témoignent qu’un certain nombre de facteurs influe sur le mécanisme motivationnel des apprenants en classe, essentiellement les informations sur le contenu, les activités d’apprentissage que le formateur propose, l’évaluation qu’il impose, les récompenses et les sanctions qu’il utilise, mais également au travers de ce qui émane de lui-même de par sa passion pour sa matière et le respect qu’il porte à ses élèves. Au vue de ces éléments, nous conviendrons que la motivation des sujets intervient à plusieurs niveaux et qu’elle diffère par sa nature et par la manière dont les sujets doivent être motivés selon (la motivation de situation). La motivation du sujet pour les activités scolaires peut être qualifiée, selon la classification instaurée par (Pr Edward Deci, 1975), d’intrinsèque si ces activités sont accompagnées d’un sentiment de compétence et d’autodétermination, et qu’elles procurent en elles-mêmes intérêt et satisfaction, ou d’extrinsèque si la situation est perçue comme « contrôlante » et que les activités ne sont pas développées pour elles-mêmes mais par pression sociale ou pour en retirer quelque chose qui leur est extérieur (récompense, des sanctions, etc.…).

La motivation intrinsèque face à des activités de formation est ainsi en corrélation positive avec l’attention envers la situation, le temps passé dans les séances d’activités, les visions de compétence, les sentiments positifs en salle, et négative avec la distraction en au cours de la séance. Elle constitue un bon outil pour pronostiquer la réussite scolaire et la volonté dans les études. Elle s’associe à davantage de créativité et à des manœuvres d’apprentissage fondées sur la compréhension plutôt que sur des traitements plus en superficiels (apprentissage « par cœur », caractéristique d’une motivation extrinsèque). Les situations de motivation intrinsèque et extrinsèque ne sont pas semblables du point de vue de l’emploi des capacités attentionnelles. L’élève montrant une motivation extrinsèque pour une activité donnée répartit son attention entre l’exécution de la tâche proprement dite et le traitement d’informations externes (par exemple, estimation de la probabilité d’obtenir la récompense, réflexion sur ce qui arrivera en cas d’échec, attention portée au regard des autres,). En revanche, ces aspects collatéraux sont minorés en situation de motivation intrinsèque : l’attention de l’élève est alors davantage concentrée sur l’activité elle-même. Selon les théories modernes de la motivation, trois besoins principaux constituent les fondements de la motivation intrinsèque : le besoin de compétence, le besoin d’autodétermination, et la nécessité d’appartenance sociale. Pour ma séance la motivation des apprenants est permanente. Elle intervient au début de chaque niveau de chaque classe de situation, c’est-à-dire, quand on aborde un nouveau domaine de situation, un nouveau chapitre, une leçon donnée. Je veille à bien cibler les éléments de motivation au risque de laisser les élèves avec des idées vagues.

Pour atteindre à une motivation authentique de mes apprenants, je m’intéresse à l’élève lui-même. Il est question dans ce cadre de capter son attention, son intérêt et de lui mettre en évidence qu’il a un besoin d’informations que le cours peut lui fournir. Pour ce faire, je m’appuie sur l’apparition d’intérêts instinctifs de l’apprenant, du groupe. Plus particulièrement, il faut : mettre par exemple le sujet dans une situation problème dont la solution figure dans la leçon du jour. Il en résulte donc que la motivation des sujets doit se faire selon une méthode. Cette méthode doit s’appliquer avec beaucoup de minutie en bannissant : le terrorisme intellectuel (faire appel aux examens de passage, aux mauvaises notes, aux sanctions), l’ennui du sujet. Il faut donc employer les manœuvres de la didactique qui rendront possible un remaniement des attitudes de l’apprenant pour une mutation de l’état dans lequel il se trouve avant l’action pédagogique, à un nouvel état correspondant à des comportements prévus par l’objectif.

S.BAKHOUCHE Créateur d'AFEST

S.BAKHOUCHE Créateur d'AFEST

Je suis dans le monde la formation professionnelle depuis déjà plus de 15 ans. Actuellement responsable formation et d'action de formation en situation de travail. 

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